Où je suis !

Tournée des amis et prise d'air pur terminé, faut bosser maintenant et créer un site internet pour mes bijoux :)

vendredi 27 janvier 2012

JAPON la fin: Hiroshima, ile de Miajyma et Chichibu au nord de Tokyo


A Hiroshima, une couchsurfeuse avait encore une fois acceptée ma demande. Aussi, du port de Matsuyama je pris un ferry pour relier l’île de Shikoku à l’île centrale de Honshu . Après quelques difficultés pour trouver de quoi renflouer mon porte-monnaie (j’étais total à sec), je pris un taxi et la direction du centre-ville histoire de retrouver mon hôte Naoko.

Choisir d’aller à Hiroshima n’est pas rien. Le nom de cette ville est pour toujours liée à l’horreur humaine. Pour ma première journée, je choisis de m'épargner cette « plongée » et rejoignis l’île de Miajyma à une heure et demi de train-bateau de la ville; plusieurs voyageurs m’ayant vanté sa beauté.

Evidemment, y aller un samedi ne fut pas la meilleure idée sachant que je déteste quand y’à du monde ! M’enfin cela permit à Naoko de me rejoindre après son travail et de me faire découvrir un temple d’une beauté à couper le souffle : le Temple DAISHO-IN, où des dizaines (des centaines ?!) de sculpteurs merveilleusement inspirés ont réussi à distiller spiritualité, drôleries, puissance et symbolisme à très  haute dose. Sans elle, je n’aurais sans doute pas pris le chemin de ce temple qui m’a profondément touché et inspiré. Comme quoi, suivre son instinct a du bon. Y aller ce jour-là ne semblait pas être la meilleure idée mais quelque chose me disait qu’il ne fallait pas changer ce programme qu’on me proposait ! Pour finir cette journée nous prîmes le chemin du téléphérique impressionnant qui nous amena jusqu’au sommet de cette petite mais splendide île où un mystique coucher de soleil nous attendait.



là où on stock le Saké !

le Tori, super connu de l'ïle ! le soir c'est trop beau, mais j'avais plus de batterie !

arrivée à mon temple chouchou !



















Le lendemain je pris tout doucement la direction du mémorial d'Hiroshima. Le très connu "atomic dome" est le seul bâtiment à avoir été conservé tel qu'il a été trouvé après que la bombe atomique ait été larguée. C'est par là que j'ai commencé cette remontée dans le temps et c'est immédiatement que j'ai ressenti un grand malaise qui n'a fait que s'accroitre au fur et à mesure de la visite du Parc de la Paix et du mémorial.



En se dirigeant vers le musée, l'on traverse le parc composé de grandes étendues vertes, joliement entretenues, plusieurs sculptures commémoratives ornent cet espace. La plus visitée est celle construite en l'honneur des milliers d'enfants ayant trouvé la mort lors du bombardement et aprés (des suites de troubles métaboliques, leucémies...) Il est touchant de voir tous ces groupes d'écoliers, de retraités venir sonner la cloche au centre de la sculpture et accrocher leur réalisation de senzaburu. Un senbazuru (ou zenbazuru, せんばづる) est une guirlande de 1000 grues de papier attachées par un fil. La grue est un animal mystique et sacré au Japon, au même titre que le dragon et la tortue. On dit qu'elle peut vivre 1000 ans. Une légende raconte que quiconque pliera 1000 grues en papier verra son souhait de bonheur, santé ou longévité se réaliser.

L'histoire raconte qu'une jeune fille survivante de la bombe se lança dans la fabrication d'un millier d'oiseaux de la sorte, lorsqu'elle appris plusieurs années aprés le bombardement qu'elle était atteinte d'une leucémie.Sadako Sasaki entendit la légende et elle commença à plier des grues pour faire le souhait de guérir. Elle pliait des grues avec n'importe quel morceau de papier. Mais au fur et à mesure qu'elle perdait ses forces, elle comprit qu'elle ne guérirait plus et elle se prit à espérer la paix dans le monde. Quand elle est morte, elle en avait plié 644. Ses camarades de classe ont terminé ce qu'elle avait commencé. C'est en son hommage et en l'hommage de tous les enfants victimes de la bombes que des groupes de japonnais et d'écoliers continuent de perpétuer cette tradition des "cranes" et viennent les déposer ici rendant ainsi cet endroit coloré et vivant. Un moment trés touchant.






En chacun de nous, le nom Hiroshima est lié à des images terrible, une histoire difficile. En visitant le parc de la paix et le mémorial, j'ai réalisé que j'étais très loin de la réalité et il m'a parfois été difficile d'assister à toutes les horreurs vidéo et photographiques retraçant ce que les habitants avaient eu à vivre lors de cette sombre page de l'histoire mondiale.

Le contexte, beaucoup d'entre vous le connaisse sans doute, mais il peut être intéressant de se le remémorer pour ne pas oublier...
Le 6 août 1945, à 8h15 du matin un bombardier envoyé par les Etats-Unis larguait "Little Boy",la première bombe atomique utilisée en temps de guerre, à plus de 9000 mètres au dessus du cœur de la ville d'Hiroshima. Le 9 août une autre bombe nucléaire, "Fat Boy", atteignit Nagasaki.Truman, alors Président des Etats-Unis, prit cette décision après que le gouvernement japonais ait ignoré l'ultimatum de Postdam qui intimait au Japon une rédition. La cessation des hostilités fut effective six jours après. La Seconde Guerre mondiale se conclut officiellement moins d'un mois plus tard par la signature de l'acte de capitulation du Japon le 2 septembre 1945. Ce sont les seuls bombardements nucléaires ayant eu lieu en temps de guerre.

Comme le décrit notre ami Wiki: "Le nombre de décès est difficile à définir et seules des estimations sont disponibles. Le Département de l'Énergie des États-Unis (DOE) avance les chiffres de 70 000 personnes pour Hiroshima et de 40 000 personnes pour Nagasaki, tuées par l'explosion, la chaleur, et l'incendie consécutif. À ceci, s'ajoutent les décès apparus par la suite en raison de divers types de cancers (334 cancers et 231 leucémies observés). Pour sa part, le musée du mémorial pour la paix d'Hiroshima avance le chiffre de 140 000 morts, pour la seule ville d'Hiroshima.

Les justifications des bombardements ont été le sujet de nombreux débats et controverses. Pour les opposants, ces bombardements, qui ont surtout tué des civils, ont été inutiles et sont des crimes de guerre, alors que pour les partisans de la décision, ils ont raccourci la guerre de plusieurs mois en provoquant la reddition du Japon et ont donc sauvé la vie de centaines de milliers de soldats américains, ainsi que de civils et de prisonniers.

Les survivants des explosions, les hibakusha, sont devenus le symbole d'une lutte contre la guerre et les armes atomiques à travers le monde. Mais au Japon ils n'étaient pas reconnus comme survivants et ont été laissés à leur sort, car les explosions d'Hiroshima et de Nagasaki ont longtemps été un sujet tabou."

Les personnes qui visitent la parc et le mémorial sont avant tout des japonnais. Peu de touristes s'aventurent ici. Il faut dire qu'on n'en ressort pas indemne. Quelle honte de voir que notre patrie figure en troisième place du classement sinistre des pays disposant de l'arme nucléaire... en 2010 on en avait 300 (mais alors on nous aurait menti ? la France aurait donc des réserves d'argent suffisantes pour financer de tels programmes archi couteux?!!); Les deux premiers sont la Russie avec 12 000, suivie des Etats-Unis avec 9600.

L'on pouvait prendre des photos à l'intérieur du musée mais c'était juste impossible pour moi... insoutenable. Mais pour ceux qui ont le courage d'aller voir ces images et vidéo qui ont longtemps été censurées par le gouvernement japonais et classées secret défense par les Etats Unis, allez voir sur la toile.
Le site du mémorial d'Hiroshima est super bien fait, avec de nombreuses sources video online et c'est ICI !






J'vous jure qu'après une telle visite on signe direct la pétition disponible à la sortie du musée qui demande le désarmement nucléaire et on n'a qu'une envie, c'est que tout le monde fasse pareil et que ça fasse se débloquer les négociations qui stagnent aux Nations Unies... on peut rêver et de toutes façon on a quoi d'autre comme moyen d'action à notre niveau ? Si vous en voyez d'autres, surtout racontez, je suis vraiment preneuse.

Après cette visite, ma nuit dans le bus rose Willer fut quelque peu agitée et lorsque je suis arrivée à Tokyo au milieu de la marée humaine de tokyoïtes se rendant à leur travail, c'est difficilement que j'ai réussi à trouver mon chemin pour me rendre à Chichibu, petite ville au nord-est de la ville.
C'est ici que j'ai fini mon séjour japonais...entourée de montagnes flamboyantes, de jolie rivière, de belles senteurs de bois et de succulentes glaces maison faites par Hiro notre hôte qui avait accepté de nous loger dans son auberge-restaurant mon ami Jerome (couchsurfeur breton) et moi.

avec Hiro notre hôte d'exception

son chat, trop mignon !


son resto et un superbe cappuccino

Jerome de Bretagne !

ma chambre, grand luxe !

Quitter le Japon fut difficile car trois semaines c'était trop court... M'enfin pour mes finances, valait mieux déguerpir fissa !! Ce pays est tellement étonnant, raffiné, inspirant, beau et sa population tellement adorable qu'on n'a qu'une idée en tête lorsqu'on le quitte... c'est d'y revenir ! Vraiment les zamis, économisez et venez vite... Les nombreuses heures de vol nécessaires pour rejoindre ce pays valent plus que le coup ! Et puis pour les tuyaux, conseils et avis, n'hésitez pas à m'écrire sur mon mail que je vous redonne : dieucrealafemme@hotmail.com.
Prochain article : la Chine ! Je suis à la boure grave dans mes post car j'ai quitté ce pays le 12 décembre ! M'enfin mieux vaut tard que jamais comme on dit et puis je vous avais prévenu, la découverte de la thailande et le farniente sous les cocotiers ça m'a pris tout mon temps ! Bisous gorgés de soleil

samedi 14 janvier 2012

JAPON la suite : Kyoto, Nara et Matsuyama



Au Japon, LA question épineuse qui peut plomber le budget c’est les transports ! Quand on reste un petit moment sur cet archipel et qu’on a envie de le découvrir sans se ruiner… ça se corse ! Il existe deux pass permettant de faire des économies substantielles : le plus cher est le pass train ou JR, le second est le pass bus ( WillerBus). Aucun de ces pass ne peuvent s’acheter du Japon aussi il vaut mieux les acheter avant ! Pour ceux qui voudraient se rendre au Japon et qui veulent plus de détails, écrivez-moi !

Grace à un ami, j’avais eu le tuyau du pass bus avant d’arriver au Japon. Aussi, muni du sésame, je pris place à bord d’un beau bus tout rose après 8 jours passés à Tokyo. Antoine et Makiko m’avait fait le plaisir de venir diner avec moi à côté de la gare routière… et devinez ce qu’on a mangé ? et oui, encore de savoureux sushis ! hihi, comme dirait l’autre… « j’adOOOOre les sushis ;) »

Malgré des sièges ultra confortables et un bus totalement silencieux, la nuit ne fut pas aussi reposante que toutes celles passées précédemment dans le transsibérien! Aussi après mon arrivée à Kyoto à 6h du matin, je dois avouer qu’il me fallut quelques heures et un bon café pour émerger ! Une fois en état de marche et débarrassée de ma Simone qui rentrait pile dans les grosses consignes (Simone c’est mon sac à roulette, pour ceux qui auraient loupé les présentations !), je pris un bus pour rejoindre le palais impérial.

Au Japon voyager est ultra simple car tout est pensé et fait pour faciliter la vie des gens, y compris celle des voyageurs. Il y a par exemple des consignes partout (dans toutes les gares, dans les stations de métro, les grands magasins et dans les musées), des toilettes gratuites et propres avant même qu’on en ait besoin, des offices de tourisme facile à trouver, des cartes, des plans à chaque coin de rue et des gens toujours prêt à vous aider ! Le monde de Oui-Oui existerait donc ? Quand même pas chers amis, le Japon est composé d’humains donc pas possible ; m’enfin c’est sans doute un des endroits dans le monde où on s’en rapproche le plus !

Lorsque je suis arrivée à Kyoto c’était le dernier week-end des portes ouvertes d’automne… j’étais vernie car grâce à cela, j’ai pu parcourir le palais imperial de Kyoto sans dépenser un seul Yen. En contrepartie, je ne me suis pas retrouvée seule à déambuler entre ces bâtiments, ça m’a même un peu gâché le plaisir. L’endroit n’est franchement pas exceptionnel alors quand en plus vous devez marcher en rang pendant  toute la visite, c’est très moyen. Enfin grâce à ces portes ouvertes j’ai eu la chance d’apercevoir une représentation du traditionnel Gagaku : coloré, original, très beau ! Après ce bain de foule, j’ai rejoint  le centre de la ville et c’est à ce moment-là que j’ai compris ce qu’entendaient par « provincial » les quelques personnes croisées auparavant qui avaient ainsi qualifié Kyoto. Rien à voir avec Tokyo effectivement…



au Japon les arbres sont tellement respectés qu'on les aide à grandir !!

A Kyoto, point de building mais des maisons de bois ou des tout petits immeubles ; ici pas de fashion-victime et une certaine douceur de vivre qu’on trouve peu dans la bouillonnante capitale. Le centre-ville est composé de plusieurs allées (très) commerçantes, pour la plupart couvertes, où magasins de vêtements côtoient sans complexe échoppes de poissons. C’est très vivant et très coloré mais mieux vaut ne pas s’arrêter dans toutes ces petites boutiques car les prix pratiqués sont souvent exorbitants ! Alors où acheter ces petits souvenirs qu’on aime tant ramener me direz-vous ? Et dieu sait comme au Japon on a envie de tout acheter tant le raffinement, l’art, la créativité est partout ! Et bien allez faire un petit tour a Nara qui est à une heure et demi de train ou bien dénicher les petites échoppes des zones moins touristiques de Kyoto (faut les chercher je vous le concède mais y’en a encore un peu ;))




Après ce bain de foule, le mieux est de remonter jusqu’à la rivière et de parcourir la si adorable rue Pontocho où des centaines de tout petits restaurants attendent bien sagement les clients.  Ombres et lumières n’ont de cesse de jouer dans cette rue étroite qui semble sans fin… un vrai régal !



Des mon premier jour à Kyoto la pluie s'est invitée. Après le soleil radieux de Tokyo, l'ambiance mystique de Kyoto... c'est fou le pouvoir de la pluie (tout comme la neige d'ailleurs !)
J'avais entendu parler du quartier de Gion réputé pour être le "repère" des Geishas. J'ai sillonné ses rues accueillantes, toutes de bois vêtues avec comme tout le monde le petit espoir d'en apercevoir... en vain :(  J'apprendrai plus tard que ce n'est qu'à partir de 18h qu'on peut avoir le chance de les croiser, lorsqu'elles quittent leur chambre pour rejoindre un client fortuné qui les attend dans un des restaurant prévu à cet effet du quartier de Gion.


Au détour d'une rue, un joli temple qui me tendait les bras. Les douces courbes de son toit de chaume, ses lanternes et des centaines de chaussons m'invitaient à entrer. Je compris à cet instant que toute la ville avait revêtu ses habits de fête pour ces "journées d’automne"et que des dizaines d'animations étaient proposées partout dans Kyoto. Au sein de ce temple (dont je n'ai pas retenu le nom!) une exposition présentait divers objets traditionnels, et des animations/conférences  expliquaient aux visiteurs les arts ancestraux (et toujours trés vivants) japonnais : de la cérémonie du thé à l'art floral en passant par  l'estampe, la construction de toit en chaume ou la confection de confiserie japonnaise. Des centaines de bénévoles, tous proprétaires ou vendeurs dans des magasins de Kyoto, avaient revêtus pour l'occasion les habits traditionnels à savoir des kimonos. Qu'ils étaient beaux!




Je ne fus jamais autant remercier de ma visite qu'à cette occasion. En effet, depuis l'incident nucléaire les étrangers boudent l'île et ce alors même que la situation est sous contrôle (autant que cela puisse être après une telle tragédie) et que les habitants ont besoin de se sentir soutenu par le reste du monde. Bien entendu il est difficile de se faire une opinion sur les "risques potentiels" encourus lorsque l'on visite le Japon aujourd'hui... Nombre de forums sont là pour y aider et pour ma part, j'ai choisi de m'y rendre malgré tout évitant juste la zone circonscrite (et de toute façon interdite) des quelques kilomètres autour de Fukushima.
A la question "pensez vous pouvoir croire le gouvernement lorsqu'il prétend que la population japonaise ne court aucun risque ?" tout le monde est unanime et répond par la négative. Les japonais ont une conscience très fine des enjeux de santé publique, d'environnement, écologique. La plupart font très attention à ce qu'ils mangent, écoutent leur corps et en prennent grand soin c'est pourquoi bon nombre d'entre eux s'inquiètent des répercussions à long terme de cet incident sur leur santé et la majorité semble être pour une sortie du nucléaire. Passer 3 semaines au Japon ne permet pas de réellement voir l'envers du décors à savoir appréhender ce que pense VRAIMENT la population de tout ça et ce qu'ils ont ressenti durant les semaines qui ont suivi le tsunami. Réservés, les japonais sont peu prompts à dire ce qu'ils ont sur le cœur, ils gardent la plupart du temps leurs sentiments pour eux et même lorsqu'ils sont énervés rien ne se voit ! Alors imaginez, ils n'allaient pas se livrer à la petite française qu'ils venaient de rencontrer, aussi curieuse soit elle !!

La curiosité ne m'avait pas quittée à Kyoto aussi après avoir bu pour la première fois du thé vert japonais (pas habituel comme saveur mais une fois qu'on y a pris goût on devient addict!) je pris le chemin d'un des temple les plus réputés de Kyoto (enfin disons un du top ten des 2000 temples que compte la ville !) : Kiyomizu Temple






Visiter ce temple en fin de journée fut merveilleux car brouillard et tombée de la nuit apportaient à ce lieu majestueux une dose supplémentaire de mystère... comme un rêve. Encore une fois j'étais loin d'être seule à arpenter les couloirs de ce temple mais cette fois-ci cela ne me dérangea nullement ! Mon esprit était ailleurs...

Pour la première fois au Japon, je rejoignis à Kyoto un Couchsurfer qui avait accepté ma demande d'hébergement... Masashi ! Avant même d'arriver sur l'île j'avais repéré son profil sur lequel des centaines de Couchsurfers encensait de "jeune homme de 70 ans" ! Aprés quelques difficultés pour trouver son adresse (que je n'ai pas trouvé d'ailleurs car au Japon c'est mission impossible à part si l'on a un GPS !), je rencontrai enfin mon hôte qui m'accueilli comme une membre de sa famille. Des le premier soir, Masashi me cuisina un plat japonais et se fit un devoir de continuer sur ce rythme les 4 jours durant! Un hôte d'exception !





 Les 2 jours suivants c'est ensemble que nous avons sillonné la ville, je ne pouvais rêver meilleur guide ! Le quartier d'Arashiyama à l'ouest fut mon préféré : magnifique vallée, rivière, forêt de bambou, temples remplis de mousse... un autre espace temps !








Grâce à mon hôte, j'ai découvert Kyoto de l'intérieur avec moult détails croustillants sur les geishas, la vie à Kyoto, les batailles politiques entre temples et mairie...  Je n'ai finalement  visité que quelques temples, lassée de l'omniprésence touristique, du prix exorbitant des entrées, de l'impossibilité pour certains temples de visiter l’intérieur des édifices et du coté "trop sobre" de ces lieux de cultes japonnais. Du coup ce que je retient surtout de Kyoto ce sont tous ces moments passés avec cet original retraité Japonnais, toutes nos passionnantes discussions et ces succulents plats maison dont l’extraordinaire sukiyaki qui est, je crois, mon plat préféré maintenant ! Il ne me reste plus qu'à lui demander la recette et à me mettre aux fourneaux à mon retour !

le fameux sukiyaki de Masashi, j'en rêve encore !


le fameux temple doré de Kyoto... qui m'a laissé de marbre !

Après Kyoto je pris la direction de Nara et je fus bien inspirée ! A peine arrivée, une charmante employée de l'office de tourisme me proposa d'aller essayer un traditionnel kimono et de participer à une cérémonie du thé. Habituée à toute ces offres touristiques je restai dans un premier temps sceptique mais lorsqu'elle m'expliqua qu'il s'agissait d'une association de bénévoles qui faisaient ça pour le plaisir de partager leur savoir, je couru vers l'endroit indiqué d'autant qu'il me restait peu de temps avant qu'elles ferment boutique et remballent kimonos et thé !

Trouver l'endroit ne fut pas facile car personne ne semblait connaitre l'existence de cette activité ! Mais avec un peu de persévérance je parvins finalement à la petite salle chaleureuse où plusieurs femmes japonaise s'activaient autour d'une européenne afin d'ajuster au millimètre prés le magnifique kimono qu'elle avait choisi. Ce fut mon tour ensuite... et pendant une heure j’eus l'impression d'être une princesse que l'on préparait pour un bal ! J'étais loin d'imaginer que revêtir un kimono nécessitait autant de matériel, de temps, d'ajustement et de serrage ! Lorsque ce fût fini je compris soudain Makiko lorsqu'elle disait ne pas être sur de pouvoir manger si elle portait son kimono pour Noël ! Manger est impossible et respirer est difficile ! Mais comment font-elles ?

Aprés la séance d'habillage je suivis une charmante dame qui parlait un peu français et se faisait un devoir de tout m'expliquer dans cette langue ! J'entrai par une toute petit porte dans une minuscule salle carré au joli tatamis doré, pièce où allait se dérouler une cérémonie du thé privée... avec interprète ! Un truc de fou quand j'y repense, quelle chance !!! Vous expliquez comment se déroule une cérémonie du thé est impossible car cela repose sur une centaine de règles trés précises et que j'ai déjà oublié les quelques une apprises à cette occasion ! Ce dont je me souviens bien c'est l'atmosphère ultra respectueuse de cette cérémonie, mon attitude d'étudiante écoutant sérieusement les règles et tentant d'y coller au plus prés, les fourmis que je ressentais dans mes jambes à force de rester assise en tailleur le poids du corps reposant uniquement sur mes talons (mais quel est leur secret ?!), le gout du thé vert et la douceur du petit bol de céramique qu'il me fallait faire tourner dans ma paume à droite, puis à gauche, puis retourner à la fin ! Un moment exquis qu'il ne faut pas rater si vous avez la chance de passer à Kyoto LA matinée par mois où cette généreuse bande officie. Et parce que parfois, il vaut mieux provoquer la chance, voici leur blog pour connaitre les prochaines dates ;) http://kimono-dress.blogspot.com/





ma costumière !

Envoutée je parcouru Nara quelques heures ensuite, m'arrêtant à chaque magasin de kimonos! Un stand sur rue vendait des kimonos d'occasion aussi j'en essayai quelques uns. Cela attira plusieurs japonaises qui m'aidèrent à choisir le meilleur! Ma nouvelle tenue au fond du sac, je partie à la rencontre de Miwako et Shoji auprès desquels j'avais réservé un nuit en bed and breakfast. La soirée passée en leur compagnie fût exquise : un repas succulent (comme d'hab au japon !), des discussions passionnantes sur le Japon et la France dont ce couple est tombée amoureux, et un cours de calligraphie et d'origami pour finir ! Un accueil 6 étoiles dans leur petit mais cosy appartement ! Merci Jojo pour le tuyau ;)


Mon ami Wolf me rejoignit à Nara et nous découvrîmes la ville ensemble le lendemain : ses maisons de thé, ses jolies ruelles (beaucoup moins touristiques que celles de Kyoto), sa colline à biches et ses quelques temples... une vraie douceur de vivre.


souhaits déposés par les parents pour porter chance à leurs enfants




Avant de rejoindra Matsuyama en bus, je pris un train pour Osaka afin d'y passer une soirée. Lorsque l'on parcourt ses arcades animées, l'on ressent tout de suite une autre énergie, un vent de folie. Ici les japonnais osent plus, crient plus, rient fort... On est plus au sud et ça se ressent!  Le dynamisme d'Osaka est très différent des villes parcourues précédemment et y passer plus d'une nuit aurait sans doute valut le coup !









Avec mon ami Wolf, nous avons ensuite mis le cap sur l'île de Shikoku où un couchsurfer habitant à Matsuyama avait accepté de nous héberger. La ville est fameuse pour son Onsen (source chaude), un des plus ancien du Japon et surtout celui où vient se baigner l'empereur. Il ne fût pas aisé de convaincre Wolf de tenter l'expérience du Onsen mais grâce à l'ingéniosité de notre hôte Taka, il accepta finalement de nous suivre... sa recette ? commencer par un "leg onsen" (on plonge juste les jambes et on reste habillé!!) et normalement le poisson, même allemand, mord à tous les coups ;)

un internet café où j'ai piqué un petit somme en attendant que Wolf me rejoigne en train

c'est cosy nan ces petites cabines?!!

vue du château de Matsuyama

L'horloge qui grandit et s'anime à chaque heure

Le fameux Onsen de Matsuyama et quelques aficionados en peignoir !

Je ne pensais pas qu'un leg Onsen pouvait être un tel lieu de socialisation !

Nous fûmes encore une fois accueillis formidablement chez Taka qui nous prêta sa chambre, son ordi et qui nous fit même l'honneur d'ouvrir le restaurant de sa famille un peu avant histoire qu'on puisse prendre un verre et faire quelques pas de salsa avec notre nouvelle amie rencontrée dans le leg onsen !



Taka est revenu au Japon il ya peu de temps aprés avoir passé 8 ans en Italie où un marionnetiste lui a appris son art. Il a "accouché" depuis de Lovelyno (sa marionette) qu'il promène depuis sur la planète de show improvisés dans les rues en show plus formels lorsqu'il décroche un contrat... Il nous a expliqué que l'art de la rue était à son commencement au Japon et qu'il n'était par conséquent pas aisé de vivre de cet art à l'heure actuelle sur cette île... En attendant, il compte revenir en Europe...Espérons qu'il choisira la France ;) Je veux voir son show que je n'ai pas osé lui demander !

Mes trois semaines au Japon furent tellement riches et intenses qu'il me faudra un troisième post pour vous raconter en image la fin de mon périple à savoir Hiroshima, l'île de Miyajima et le petit village de Chichibu au nord ouest de Tokyo... suite au prochain numéro ! Pour les encore plus curieux ou ceux qui veulent préparer un voyage au Japon, voici un blog que j'aime particulièrement : http://lejapon.fr/blog/   bisous