Où je suis !

Tournée des amis et prise d'air pur terminé, faut bosser maintenant et créer un site internet pour mes bijoux :)

jeudi 14 juin 2012

Bali, sur les nuages exactement



Après 2 mois en Océanie (Nouvelle Zélande, Nouvelle Caledonie), retour en Asie du Sud Est, à Bali précisément. La plupart des auberges et hôtels se trouvant sur la cote ouest de l'île, j'ai  pris cette direction dès mon arrivée avec un taxi bleu qui ne m'a même pas escroqué ! Il faut dire qu'à force, je commence à être habituée et à avoir le bon ton avec eux : ferme et sans agressivité ;)

A Seminyak (au nord de Kuta) je découvre les ravages du tourisme de masse qui semble avoir trouvé, après la thailande, un nouveau terrain de jeu dans cette partie du monde. Magasins à profusion, restaurants, bars, clubs, spa, hotels de luxe sur plage... certains déjà construits et d'autres (trés nombreux) en construction. Se balader dans ces rues, c'est avoir l'impression d'être tantôt à Saint Trop', tantôt sur les Champs, mais aussi souvent à Phuket, enfin un mix de tout ça et c'est franchement pas top!

Mais heureusement, au milieu de ces rues sans âme et de cette faune d'australiens, de surfers, de designers et de riches touristes, il y a encore des indonesiens qui resistent et qui eux, sont juste GENIAUX ! Couchsurfing, comme souvent, m'a permis de rencontrer nombre d'entre eux à peine débarquée sur l'île et de partager plusieurs repas ou soirées... une bien belle plongée en plein coeur indonésien !



Le lendemain de mon arrivée, les habitants de l'archipel étaient dans les rues de Denpasar (la capitale de Bali) se préparant activement pour la parade d'ouverture du "Bali Art Festival".  Pour l'occasion, tous avaient revêtus les costumes et parures traditionnels de leur communauté. J'ai eu la chance de les approcher alors qu'ils se préparaient et les ai suivi des heures durant...j'étais emerveillée. Par toutes ces couleurs, ces sourires, ces visages tous plus beaux les uns que les autres, par ces bijoux dorés et ces coiffes ultra travaillées, par ces fleurs, cette musique entrainante, et surtout par l'immense gentillesse de tout ces gens qui, dès qu'ils voyaient mon appareil se pointer vers eux, m'offraient leur plus beau sourire.



Au milieu de la cacophonie ambiante, j'ai aussi trouvé des Oasis de paix...
D'abord dans la villa de mon ami Philippe, un français rencontré 4 mois plus tôt au Cambodge et qui m'a invité à passer quelque jour au sein de sa famille à Bali.
LA Villa ! Pas degueu hein ?!

Une aprés-midi chargée d'un expat à Bali ;)) Moi j'veux être Philippe quand j'serai grande !!

Et puis surtout ce petit bout de plage trouvé récemment, où les hotels de luxe et les bars n'ont pas cours et qui est investie en fin de journée par moult indonésiens venus ici pour se baigner, jouer au foot ou juste pour se relaxer devant de somptueux couchers de soleil.



Pour arriver jusqu'à ce petit paradis c'est un poême...
Longer la côte dans ce coin du monde c'est marcher sur l'eau, sur les nuages, des rêves plein les yeux...

C'est respirer à s'en faire exploser les poumons l'air iodé de cet océan impétueux que nombre de surfers tentent d'apprivoiser afin de glisser sur ses cîmes...
C'est sourire aux embruns qui humidifient en permanence la peau, l'âme...
C'est oublier la frénésie des rues adjacentes et plonger dans cet esprit balinais qui semble être enfoui au coeur même de cette nature-ecrin.


Alors aprés une lente marche... l'on s'arrête, on s'assoit.
Le rythme se ralentit, et l'on touche à l'essentiel... être là, au milieu des autres et regarder... vraiment.
Le soleil fini sa course dans l'ocean et le ciel entame sa symphonie...
Moment sacré




lundi 4 juin 2012

Juste une question d'angle !

Si l’exceptionnel n’était en fait qu’une question d’angle...

Parler du transsibérien en Russie, et même au Japon ou en Corée ça avait quelque chose de normal alors qu’ici, en Nouvelle Zélande, l’expérience revêt un caractère quasi mystique ! Aborder Paris avec des japonais dans cette partie du monde c’est voir briller mille feux au fond de leurs yeux tandis que c’est Tokyo qui fera rêver une grande partie des parisiens.

La Nouvelle Zélande tout comme la Nouvelle Calédonie me semble aujourd’hui bien ordinaires après 2 mois passées en Océanie, alors que vu de France ces « bouts du monde » éveillaient en moi les plus grands fantasmes…

Alors c’est quoi l’idée ? Passé un temps, le territoire, la culture et les gens qui nous entourent, devenant notre quotidien, perdraient en intérêt et cesseraient d’éveiller en nous cette curiosité qui accompagnait nos premiers pas en ces nouvelles contrées ?
Relégué au banal rang de la norme, tout l’exotisme qui auparavant les parait s’évaporerait à mesure que les jours passent ?
D’où vient cette curieuse manie qui semble être la règle (pour un grand nombre) et y’a-t-il un moyen d’y échapper ?

Il y a de grandes chances qu’à mon retour, je regarde Paris avec des yeux pleins d’étoiles, plein de tous ces rêves, souvenirs qui m’ont accompagné pendant ces mois de vadrouille sur la planète. Comment faire pour que Paris, cette ville lumière qui me manque tant, reste suffisamment exotique pour continuer à éveiller en moi curiosité et intérêt ? Pour que cette ville, la plus visitée au MONDE (après Londres depuis 2011... perfides anglois ;) ne devienne pas un banal terrain de vie que l'on oublie de regarder ?

 A vos plumes les zamis, donnez moi vos trucs et astuces, j'en aurai bien besoin en rentrant !!

- petite mises en bouche reflexives… si l’inspiration suit, ce nouveau « type » de post devrait faire des petits ! Enfin on verra, car l’aventure m’a appris que rien n’est sûr ;)

 A la r'voyure, moi j'vais voir ce qui se passe à Singuapour, puis à Bali ! enfin les vacances ;)))))))